Fatiguée malgré le repos : pourquoi je me réveille sans énergie ?

Tu es fatiguée malgré le repos ou une nuit complète ? Découvre les causes possibles d’un sommeil non réparateur et le rôle que peuvent jouer le stress et le rythme de vie.

Pourquoi suis-je fatiguée malgré le repos ?

Tu dors sept ou huit heures et pourtant, lorsque le réveil sonne, tu as déjà l’impression de manquer d’énergie ?

Ou peut-être tiens-tu toute la journée à cent à l’heure et, dès que tu t’installes enfin sur le canapé, tu pourrais t’endormir presque immédiatement ?

Être fatiguée malgré le repos peut être particulièrement déroutant.

On se dit que l’on a pourtant dormi suffisamment, que l’on devrait avoir récupéré, et parfois, on finit même par culpabiliser de manquer d’énergie.

Pourtant, la durée du sommeil ne fait pas tout.

Un sommeil peut être suffisamment long mais de mauvaise qualité, fragmenté par des micro-réveils ou perturbé par différents facteurs.

Le stress, les habitudes de vie, certains médicaments, une période de surmenage ou un trouble du sommeil peuvent notamment influencer la qualité de la récupération.

Et lorsque la fatigue persiste malgré le sommeil et le repos, on parle parfois d’asthénie. Celle-ci peut avoir des causes très diverses et mérite d’être explorée lorsqu’elle s’installe dans le temps.

Alors avant de chercher à « tenir » davantage, il peut être intéressant de commencer par comprendre pourquoi le corps ne semble plus récupérer correctement.

Dormir suffisamment signifie-t-il forcément bien récupérer ?

Non.

Nous avons parfois tendance à évaluer notre sommeil uniquement en regardant l’heure à laquelle nous nous sommes couchées et celle à laquelle nous nous sommes réveillées.

Mais quantité de sommeil et qualité du sommeil sont deux choses différentes.

Une personne peut passer huit heures dans son lit et se réveiller fatiguée si son sommeil est fréquemment interrompu ou de mauvaise qualité.

À l’inverse, certaines périodes de fatigue peuvent simplement être liées à une accumulation de dette de sommeil, un changement de rythme ou une période particulièrement exigeante.

L’Assurance Maladie rappelle d’ailleurs qu’un sommeil de mauvaise qualité peut entraîner le lendemain :

  • fatigue ;
  • somnolence ;
  • difficultés de concentration ;
  • problèmes de mémoire ;
  • irritabilité.

C’est pourquoi la question n’est pas seulement : « Combien d’heures ai-je dormi ? »

Mais également : « Comment est-ce que je me sens lorsque je me réveille ? »

Pourquoi peut-on se réveiller fatiguée après une nuit complète ?

Il n’existe pas une seule explication.

Une fatigue au réveil peut avoir de nombreuses causes, parfois très simples et parfois médicales.

Elle peut notamment être favorisée par :

  • un rythme de sommeil irrégulier
  • une période de surmenage
  • un sommeil fragmenté
  • le stress ou certaines difficultés psychologiques
  • certains médicaments
  • une infection récente
  • certaines carences ou maladies
  • des troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil

L’Assurance Maladie rappelle que lorsqu’une fatigue persiste malgré le repos, le médecin peut justement rechercher différentes causes, notamment des troubles du sommeil, une anémie, une hypothyroïdie, certaines infections ou les effets de médicaments.

Autrement dit, se réveiller régulièrement épuisée n’est pas quelque chose qu’il faut systématiquement attribuer au stress.

Mais lorsque les causes médicales ont été écartées, notre rythme de vie et notre niveau de stress peuvent faire partie des éléments intéressants à observer.

Quel rôle le système nerveux joue-t-il dans le repos ?

Notre système nerveux autonome participe à de nombreuses fonctions que nous ne contrôlons pas consciemment : rythme cardiaque, respiration, digestion, pression artérielle…

On distingue notamment deux grandes composantes :

Le système sympathique, davantage mobilisé lorsque l’organisme doit agir, s’adapter ou faire face à une situation exigeante.

Le système parasympathique, davantage associé aux fonctions de repos, de digestion et de récupération.

Ces deux systèmes ne fonctionnent pas simplement comme un interrupteur « ON/OFF ». Ils interagissent continuellement pour permettre à l’organisme de s’adapter à ce que nous vivons.

Mais lorsque les journées sont constamment remplies de sollicitations : travail, téléphone, notifications, organisation familiale, charge mentale, inquiétudes … il peut devenir plus difficile de créer de véritables périodes de calme.

Et ce n’est pas forcément au moment où l’on se couche que l’organisme parvient immédiatement à ralentir.

Illustration d’une femme allongée montrant plusieurs zones du corps pouvant être ressenties comme tendues ou sollicitées en période de fatigue et de stress

Pourquoi peut-on être épuisée dès que l’on s’arrête ?

C’est une sensation que beaucoup de personnes connaissent.

Toute la journée, tu avances, tu travailles, tu gères, tu réponds, tu organises… Et tu ne te sens pas forcément sur le point de t’endormir.

Puis tu t’assois enfin le soir…

…et soudain, tu as l’impression que toute la fatigue de la journée te tombe dessus.

Cela ne signifie pas nécessairement que ton corps « s’effondre » parce que ton système nerveux est épuisé.

Une explication beaucoup plus simple est parfois possible : tant que nous sommes occupées et stimulées, nous prêtons moins attention aux signaux de fatigue.

Lorsque les sollicitations diminuent enfin, nous devenons davantage conscientes de notre état réel.

Et parfois, ce constat est assez révélateur :

« En fait, je suis beaucoup plus fatiguée que je ne le pensais. »


Stress et fatigue : quel est réellement le lien ?

Le stress ponctuel est une réaction normale de l’organisme.

Mais lorsqu’une période difficile se prolonge, elle peut perturber les habitudes de sommeil, favoriser l’hyper-éveil et rendre la récupération moins satisfaisante.

L’Assurance Maladie cite notamment le surmenage professionnel et les difficultés familiales parmi les situations pouvant provoquer une fatigue réactionnelle.

Cela peut créer un cercle assez désagréable :

stress → sommeil moins satisfaisant → fatigue → moins bonne capacité à gérer les contraintes → davantage de stress.

Et parfois, on continue malgré tout à fonctionner normalement. Jusqu’au moment où le corps réclame réellement du repos.

Le massage peut-il favoriser un état de détente ?

C’est ici que le massage peut trouver sa place, non pas comme un « traitement contre la fatigue », mais comme un moment volontairement consacré au ralentissement.

Pendant une séance, il n’y a plus d’écran à regarder, plus de notification, plus de tâche à accomplir, plus rien à organiser pendant quelques instants.

Le massage crée un contexte propice à la détente corporelle et mentale.

Certaines personnes ressentent alors une profonde relaxation et peuvent même s’assoupir pendant leur séance.

Ce n’est pas nécessairement le signe que le massage a « déclenché » mécaniquement leur système parasympathique ou modifié certaines hormones de manière mesurable.

Mais cela montre quelque chose de beaucoup plus simple :

leur corps a enfin trouvé un environnement dans lequel il pouvait se relâcher.

Et pour quelqu’un qui passe ses journées à courir, penser et anticiper, ce moment peut déjà être précieux.

Quand le besoin de récupération semble aller plus loin

Il arrive parfois que l’on ne ressente pas seulement le besoin de dormir.

On peut avoir l’impression d’être vidée, de manquer d’élan ou d’avoir accumulé tellement de choses que quelques heures de repos ne suffisent plus à retrouver cette sensation d’être pleinement reposée.

Dans mon approche, je distingue alors plusieurs dimensions.

Il y a bien sûr la récupération physique : sommeil, rythme de vie, alimentation, activité physique, périodes de repos…

Mais certaines femmes ressentent également le besoin de prendre soin de leur état émotionnel ou énergétique.

C’est dans cette démarche que je propose notamment LBE© (Libération des Blocages Énergétiques).

La notion de « blocage énergétique » appartient à cette approche de bien-être et ne correspond pas à une cause médicalement démontrée de fatigue. Une fatigue persistante ne doit donc jamais être attribuée automatiquement à un déséquilibre énergétique.

En revanche, certaines personnes apprécient ce type de séance pour la sensation de relâchement, de recentrage ou de légèreté qu’elles peuvent personnellement ressentir après leur accompagnement.

Femme dans un moment de détente avec les mains posées sur son corps, illustrant une approche globale du bien-être et de la libération émotionnelle

Une expérience rencontrée en séance

J’accompagne notamment une cliente qui revient ponctuellement lorsqu’elle commence à ressentir que son sommeil devient moins réparateur et qu’elle ne retrouve plus son énergie habituelle.

Elle connaît désormais assez bien son propre fonctionnement.

Lorsqu’elle ressent cette accumulation, elle choisit de prendre rendez-vous pour une séance de LBE©, parce que cette approche lui procure personnellement une sensation de mieux-être et de récupération.

Ce témoignage correspond évidemment à son expérience personnelle : il ne permet pas d’affirmer que la LBE© traite la fatigue ou un trouble du sommeil.

Mais je trouve son approche intéressante sur un point : elle n’attend plus forcément d’être complètement épuisée pour s’accorder un temps pour elle.

Elle a appris à reconnaître ses propres signaux.

Et c’est aussi une démarche que j’essaie de transmettre : ne pas attendre que le corps réclame brutalement une pause pour commencer à l’écouter.

Comment favoriser un sommeil plus réparateur ?

Avant de chercher des solutions compliquées, certaines habitudes simples peuvent déjà améliorer les conditions dans lesquelles nous dormons.

Garder des horaires aussi réguliers que possible

Notre organisme fonctionne selon un rythme circadien d’environ 24 heures.

Des horaires relativement réguliers, notamment pour le lever, aident à stabiliser cette horloge interne. Il est recommandé également d’éviter les grasses matinées importantes qui peuvent décaler le rythme de sommeil.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut vivre avec un chronomètre.

L’idée est surtout d’éviter de modifier complètement son rythme entre la semaine et le week-end.

Créer une vraie transition avant le coucher

Passer directement d’une journée intense à son lit ne permet pas toujours de se sentir immédiatement prête à dormir.

Essaie de créer une petite période de transition :

  • diminuer progressivement les sollicitations
  • lire quelques pages
  • prendre une douche ou un bain
  • écouter quelque chose de calme
  • pratiquer quelques respirations lentes
  • tamiser progressivement la lumière

Ces habitudes répétées peuvent devenir des signaux associés au moment du coucher.

Réduire les écrans le soir

Téléphone, télévision, ordinateur et réseaux sociaux peuvent retarder le moment où nous nous mettons réellement en condition pour dormir.

L’exposition lumineuse, mais aussi la stimulation mentale et émotionnelle liée aux écrans, peuvent perturber l’endormissement. L’Inserm recommande notamment de limiter leur utilisation dans l’heure précédant le coucher.

Si supprimer complètement le téléphone une heure avant de dormir te paraît irréaliste, commence simplement par réduire progressivement son utilisation.

Faire attention aux excitants

Café, thé et autres boissons contenant de la caféine peuvent perturber le sommeil lorsqu’ils sont consommés tard dans la journée chez certaines personnes.

L’alcool peut également donner une impression de somnolence tout en altérant ensuite la qualité du sommeil.

L’Assurance Maladie recommande notamment de limiter les excitants, l’alcool et les repas copieux en fin de journée.

Bouger pendant la journée

Lorsque l’on est épuisée, l’idée de faire davantage d’activité peut sembler paradoxale.

Pourtant, une activité physique régulière et adaptée fait partie des mesures recommandées dans la prise en charge générale de la fatigue.

Il ne s’agit pas forcément de faire une séance de sport intense.

Marcher, sortir, bouger régulièrement et éviter de rester complètement inactive peut déjà participer à un meilleur équilibre entre activité et récupération.n

Femme lisant dans son lit lors d'un rituel du soir apaisant pour favoriser un sommeil de meilleure qualité

Et la sieste quand on est vraiment fatiguée ?

Une courte sieste peut être intéressante lorsque la fatigue se fait particulièrement sentir.

Je recommande plutôt une sieste courte, d’environ 5 à 20 minutes, en début d’après-midi, afin de limiter le risque de perturber le sommeil nocturne.

En revanche, si tu ressens quotidiennement un besoin irrépressible de dormir dans la journée alors que tes nuits sont suffisamment longues, ce n’est plus simplement une question de petite sieste.

Une somnolence diurne excessive peut notamment être observée dans certains troubles du sommeil et mérite d’être discutée avec un médecin lorsqu’elle persiste.

Femme pratiquant une respiration calme les yeux fermés, illustrant l'activation du système nerveux de repos et de récupération

Massage et LBE© : deux approches différentes du temps pour soi

Lorsque la fatigue est principalement liée à une période chargée, le massage bien-être peut offrir une véritable parenthèse.

L’objectif n’est pas de « traiter » la fatigue.

Il est de permettre au corps de s’arrêter, de relâcher certaines tensions et de profiter d’un moment où aucune sollicitation extérieure ne demande de réponse.

La LBE©, quant à elle, s’inscrit dans une approche énergétique différente. Je la propose aux femmes qui souhaitent explorer cette dimension et qui ressentent le besoin de se recentrer ou de travailler sur ce qu’elles perçoivent comme des blocages ou une accumulation.

Ces deux approches peuvent donc répondre à des attentes différentes.

Et surtout, elles ne remplacent jamais la recherche d’une cause médicale lorsqu’une fatigue devient persistante ou inhabituelle.

Faut-il consulter lorsqu’on se réveille toujours fatiguée ?

Oui, dans certaines situations.

Une période de fatigue après quelques nuits difficiles, une période professionnelle intense ou un événement éprouvant est fréquente.

En revanche, une fatigue qui persiste malgré le sommeil et le repos mérite davantage d’attention. L’Assurance Maladie définit justement l’asthénie comme une fatigue anormale qui ne disparaît pas, ou seulement partiellement, avec le repos.

Il est notamment conseillé de consulter lorsque :

  • la fatigue persiste plusieurs jours ou semaines malgré des changements dans ton rythme de vie
  • elle devient suffisamment importante pour perturber tes activités quotidiennes
  • tu t’endors involontairement dans la journée
  • elle s’accompagne d’autres symptômes
  • ton sommeil reste non réparateur de façon répétée

Un médecin pourra alors rechercher différentes causes possibles : trouble du sommeil ou apnée du sommeil, anémie, problème thyroïdien, effets d’un médicament, infection, difficultés psychologiques ou autres causes médicales.


Se reposer, ce n’est pas seulement dormir

Lorsque l’on est fatiguée malgré le repos, le premier réflexe est souvent de vouloir dormir davantage.

Parfois, c’est effectivement ce dont le corps a besoin.

Mais récupérer peut aussi signifier ralentir son rythme, diminuer les sollicitations, retrouver une activité physique adaptée, prendre de véritables pauses et créer de meilleures conditions de sommeil.

Et parfois, cela commence simplement par reconnaître : « Là, j’ai besoin de récupérer. »

Sans culpabiliser, sans attendre d’être complètement épuisée.

À travers mes massages bien-être, j’accompagne les femmes qui ressentent le besoin de ralentir, de relâcher leurs tensions et de s’offrir un véritable moment pour elles.

Et pour celles qui souhaitent explorer une approche énergétique, la LBE© peut constituer un accompagnement complémentaire, dans le respect de ce qu’elle est : une pratique de bien-être et non un traitement médical de la fatigue.

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Suggestions de lecture :

  • Le Corps n’oublie rien – Bessel van der Kolk
    Un ouvrage consacré aux liens entre expériences vécues, système nerveux et réactions corporelles.
  • Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi – Michel Odoul
    Une lecture symbolique du corps et de certains ressentis. Cette approche relève d’une interprétation symbolique et ne constitue pas une explication médicale de la fatigue.

Sources :

  • Assurance Maladie (ameli.fr), Asthénie (fatigue) : définition, symptômes et causes — causes possibles d’une fatigue persistante et distinction entre fatigue normale et asthénie.
  • Assurance Maladie (ameli.fr), Asthénie : que faire et quand consulter ? — sommeil, rythme de vie, activité physique, sieste et situations nécessitant une consultation.
  • Assurance Maladie (ameli.fr), La consultation médicale et le traitement de l’asthénie — recherche des causes médicales d’une fatigue persistante.
  • Assurance Maladie (ameli.fr), Comment mieux dormir à l’âge adulte ? — recommandations concernant le rythme et les habitudes de sommeil.
  • Inserm, Insomnie — effets de l’exposition aux écrans, de la lumière et de l’hyper-éveil sur l’endormissement.